Vacance estivale de Philippe Broaly

Vacance à la mer de la famille de Philippe Broaly

J’avais tout bien préparé : trouvé une idée de vacances pour papa et les enfants, trouvé un club qui dispose d’une villa accessible au fauteuil roulant de Valentin, avec des animateurs pour les 6-12 ans pour Aymeric et Timothée, et même une piscine accessible aux handicapés pour Valentin ! Réservation au nom de Philippe BROALY faite, y’avait plus qu’à se préparer.

Et comme maman n’était toujours pas rentrée du Cambodge, on a invité tonton à nous accompagner. Le jour du départ approchait, tonton est arrivé la veille. Philippe a chargé la voiture et on a tous bien dormi.

C’est le jour J pour les BROALY. Philippe réveille tout le monde, petit déjeuner rapide, toilette expresse et top départ à 10h30, avec ½ heure d’avance sur le programme ! Croyez-le si vous voulez, on a fait… 300 mètres ! et fin des vacances.

Sans la mère et après un faux départ…

2 minutes après le départ, Valentin nous a fait un super malaise dans la voiture. Bon, me direz-vous, on n’était pas loin pour rentrer à la maison, sauf que Valentin en mode malaise, ça fout la trouille et on ne bouge plus ! Philippe à descendu le petit BROALY de la voiture pour lui donner un peu d’air et comme le tensiomètre indiquait « erreur » « erreur » on a compris que la situation était grave et la tension de Valentin au fonds de ses chaussettes ! Papa s’est donc jeté sur son portable pour appeler le SAMU. Belle expérience !

Quand vous devez faire face à une urgence vitale, ne comptez pas que sur eux ! Compte-tenu de son état de santé, les médecins qui suivent Valentin on fait inscrire mon bb sur la liste des patients remarquable. Super affaire : quand j’appelle le SAMU avec mon portable, mon n° est identifié et il paraît (il nous faudra plus de temps pour vérifier) que la fiche de Valentin s’affiche à l’écran du médecin répartiteur du SAMU. Sauf que sans prise en charge cardio-respiratoire, y’a plus rien à faire après seulement quelques minutes. Bon, j’ai laissé mon appel en attente au SAMU pendant que j’assurai moi-même les premiers secours. Au bout d’un quart d’heure, Valentin avait repris une couleur à peine plus foncée que la neige, et j’ai décidé de rentrer à la maison. A oui, au fait, j’ai raccroché, personne n’avait répondu, en 20 minutes, à mon appel au SAMU. Donc, je vous donne une piste aux CHU et SAMU et autres autorités bienpensantes : c’est pas quand quelqu’un aura décroché à l’appel du patient remarquable que sa fiche doit apparaître à l’écran. Non, pour Valentin, c’est quand le n° de Philippe BROALY apparaît sur le standard que la fiche doit apparaître, et que quelqu’un réponde ! Plus besoin de médecin dans l’autre-là (enfin, on verra, on n’est pas pressés…).

Retour donc à la case de l’oncle Sam, ou plutôt à la case départ : home sweet home, home suite home.

C’est quand Valentin m’a répondu qu’il préfère que je prenne à emporter plutôt que d’aller au mc do que j’ai compris qu’il ne redécollerait pas de son lit… Alors, que faire ? Priver -encore- les autres enfants de vacances ? En l’occurrence, c’est nos premières vacances. Jamais Philippe Broaly n’a fait de réservation pour partir en vacances en famille c’est une première ! Bon, c’est mal parti, voire pas parti du tout, mais il convient maintenant de prendre la décision : que faire ?

Je propose de rester à Lyon avec Val et que tonton parte avec les petits… il répond pareil : pars, toi, moi je reste avec Valentin. Bon, c’est décidé : je pars avec mes gars.

A ce moment-là, je ne savais pas quelle nouvelle expérience s’ouvrait à moi, s’offrait à nous… 1 semaine avec mes 2 petits, la grande déjà en voyage à l’étranger et Valentin en sécurité avec tonton, ça allait vouloir dire 2 choses : Une, que j’allais être séparé de Valentin, encore une première, même s’il a déjà 15 ans. Deux : être disponible pour mes 2 plus petits, complètement disponible, de corps (pas appelé toutes les minutes pour satisfaire un besoin de Valentin) et d’esprit (Valentin avec tonton, c’est comme si papa était là). Et voilà, c’est parti pour une nouvelle aventure : PhilippeBroaly en vacances avec ses deux garçons…

En route donc pour les vacances à la mer des Broaly. Philippe prend le volant pour la 2nde fois et la voiture s’ébranle, direction sud, sud-ouest : Perpignan !

J’avais réservé au mas blanc, un pavillon accessible de plain-pied, dans lequel j’ai fait livré un lit médicalisé, un matelas à air, etc… A l’arrivée, l’accueil fut chaleureux et empathique sur les conditions de notre départ. Le pavillon correspondait à nos attentes, avec une chambre à l’étage équipée de 2 lits, parfait pour les gars ; le lit malade installé dans la cuisine et une chambre pour papa.

Le village vacance est de premier choix. Installé sur un parc arboré, des villas sans vis-à-vis, quelques appartements discrets, un club enfants un peu éloigné, un terrain de foot, des tennis, et au cœur, un bâtiment réception, restaurant, bar, piscine, terrasse… tout est bien pensé, on sera bien.

Ah merde ! Pas d’internet dans le pavillon. Les garçons n’en reviennent pas : il existe des endroits sans internet ! Mais comment vivre, comment survivre sans connexion ? Impossible d’imaginer rester une semaine dans ces conditions… bon, pour l’heure, il faut préparer la chambre, se reposer du voyage, et des péripéties du départ, demain il fera jour.

Sitôt le petit déjeuner avalé, les gars filent à la découverte du club. Je les rejoins au club enfants ou l’animatrice est… du sud. Vous voyez ce que je veux dire ? Ben, simplement, quand je lui demande le programme de la semaine, elle répond, on va voir avec les enfants, ce qui est sûr c’est qu’on va faire une petite représentation en fin de semaine. Houlà, ça sent le BAFA trouvé dans une surprise. Bon, on décompresse, on laisse aller, après-tout, les petits sont en sécurité et papa a besoin, grand besoin de se reposer, direction le lit pour 1h ou 2 de récup. Faut dire qu’au quotidien, Philippe ne dort jamais une heure ou deux d’affilé. Valentin a toujours besoin de faire pipi, d’être repositionné, ou simplement il a une douleur à soulager. La perspective d’enfiler deux heures d’affilée est un délice et hop, je referai surface à 11h pour préparer le déjeuner de mes aventuriers.

Midi. La table est mise sur le perron devant le pavillon, on a installé le parasol ! On va s’envoyer une tomates moza au basilic, on est en vacances pour de vrai. Rapidement la question arrive : on va faire quoi ? Surtout qu’on n’a pas internet ! Réponse : on va faire « ce que vous voulez ».

-super, on va à la piscine !

-ok, on va à la piscine.

Holla, belle piscine haricot. Les enfants n’ont pas pied, mais ça ne les ralentit pas pour autant, pas plus que cela limite lors ébats. Une bouée, une frite, un ballon, tout est bon pour prendre une minute de repos avant de sauter un peu plus loin et de faire ami – ami avec les voisin, voisines.

Justement, si notre maison est remplie de mâles, son autre moitié est symétrique : La construction est en fait une maison coupée en 2 pavillons. 3 mâles de notre côté, et une brochette de minettes dans l’autre. Et si la voisine est charmante, sa maman tout autant, les 2 petites filles ont-elles aussi un argument de poids à faire valoir à mes gars : de leur côté de la maison, on capte le wi-fi !

Dès ce moment là, j’ai compris que le monde est parfois, dans de très rares occasion, mais c’en est une, bien fait : les gars ont trouvé des copines dealers d’internet et dans la famille BROALY, Philippe a trouvé l’assurance de faire le plein de quelques nuits de sommeil par jour…